La littérature sous caféine


mardi 4 décembre 2007

Ne négligeons pas la scatologie ! (Calet / Littell)



(Photo : Topheman)

J’achète La Belle Lurette de Henri Calet, dans la collection L’Imaginaire Gallimard : d’un air malicieux, la libraire me confirme qu’il s’agit d’un excellent choix – ce livre a donné son nom à la belle librairie qu’elle tient, et qui vient de réouvrir sur la rue du Faubourg-Saint-Antoine.

Depuis quelques jours je me plonge dans la prose de cet auteur méconnu, mais apprécié d’un petit cercle de fans, et je découvre une plume alerte, très dense, assez proche de celle de Céline par sa vigueur, sa description de milieux populaires, sa gouaille.

J’ai été saisi par le passage suivant :

« Dans un beau mouvement de charité chrétienne, la mère, la brodeuse, vint voir sa fille, l’enfermée. A l’intérieur de la cage obscure, la visiteuse ressentit une grande effervescence intestinale due à la vive émotion. Elle murmura les premiers mots du discours moralisateur et minutieusement préparé :
- Ma pauvre fille, je ne te ferai pas de reproches…
La suite ne passa pas entre les grillages fins. Il y eut un déchirement, un brouhaha de pets et de soupirs. La maman éclatait du derrière.
Le tête-à-tête, en ce parloir empuanti, dura le temps réglementaire : une demi-heure.
- Oh ! Mon Dieu… Mon Dieu…, disait la vieille dame, par instants et au comble, sans aucun doute, de la confusion.
La fille ne disait rien.
Et la mère partit avec sa harangue rentrée et son caca dans ses jupons blancs et nombreux. Pour ne plus jamais revenir
. » (p25)

Phrase d’anthologie que cette « La maman éclatait du derrière » !

Cela me rappelle d’ailleurs ce sommet que représente en la matière Les Bienveillantes, que je suis sur le point d’achever (décidément, le livre le plus important de ces dix dernières années ?), dans lequel la scatologie joue un rôle constant. Je n’en veux que pour preuve cet autre passage d’anthologie, parmi de nombreux autres :

« Je défis mon pantalon et m’accroupis ; lorsque j’eus finis, je cherchai du papier, il ne semblait pas y en avoir ; alors je sentis quelque chose me toucher le derrière ; je fis un bond et me retournai, tremblant, cherchant déjà mon arme de service, la culotte ridiculement baissée : une main d’homme était tendue par un trou dans le mur et attendait, la paume en l’air. Un peu de merde fraîche tachait déjà le bout des doigts, là où ils m’avaient touché. « Va-t’en ! hurlai-je. Va-t’en ! » Lentement, la main se retira du trou. J’éclatai d’un rire nerveux : c’était immonde, ils étaient vraiment devenus fous, à Lublin. » (p532)

Ce « Ils étaient vraiment devenus fous, à Lublin » fait d’ores et déjà partie de mes phrases préférées de ce livre (et, accessoirement, de la littérature…)

lundi 3 décembre 2007

Comment Maupassant aurait-il jugé l'Arché de Zoé ?



Un collègue, prof d’Histoire, s’adresse à moi en salle des profs : « Tu le sauras sans doute mieux que moi… Maupassant… En politique, il était de quel bord… Je veux dire, il était vraiment réac ?... Parce que j’ai des textes terribles de lui sur la Commune… Comme Zola, c’était le pire des bourges, quand il s’agissait de défendre sa classe, il n’hésitait pas… Maupassant, d’après ce que j’ai compris, il les aurait tous fait fusiller, les Communards… »

Je n’ai pas pu confirmer ses dires, bien que je sois un grand fan de Maupassant. Je suis admiratif de ses nouvelles, dont je n’ai jamais trouvé l’équivalent contemporain – leur regard impitoyable sur la nature humaine, leur sens de la tragédie quotidienne, leur humour sans fioriture, sans illusion, presque tendre, à propos de tous ces paysans, ces nobles, ces bourgeois, si prompts à fermer les yeux sur la morale.

Je trouvais d’ailleurs si frappante cette lucidité, que je ne m’étais jamais demandé si Maupassant pouvait avoir des opinions politiques. Pour moi, il faisait surtout œuvre de moraliste. Il ne portait pas de jugement sur la société : c’étaient les hommes qu’il peignait à grands coups de pinceaux rageurs.

Serait-ce précisément cela, être de droite, porter un regard accusateur sur la nature humaine, alors qu’un homme de gauche chargerait plutôt la société ?

Cela ne m’a pas empêché de faire lire à une de mes classes de seconde le merveilleux recueil Les Contes de la Bécasse, regorgeant de pépites, et par exemple la nouvelle Aux Champs, à laquelle j’ai très fortement pensé lorsqu’on nous parlait de l’affaire de l’Arche de Zoé.

Je vous la résume :

Une grande bourgeoise en mal d’enfants tombe en extase devant les bambins de deux familles de paysans pauvres. Elle propose d’adopter l’un de ces enfants, contre forte rétribution : l’enfant aura d’ailleurs le droit de revenir quand il veut dans sa vraie famille. La famille Tuvache, indignée qu’on puisse vouloir acheter des enfants, refuse. La famille Vallin, cupide, accepte.

Des années plus tard, l’enfant adopté revient dans sa famille : il est riche, bien éduqué, heureux. Le fils des voisins, resté toute sa vie dans sa famille de paysans, observe la scène, et prend tout à coup conscience de la vie qu’il a manquée. Il s’adresse à ses parents :

« « Tenez, j’sens bien que je ferai mieux de n’pas rester ici, parce que j’vous le reprocherais du matin au soir, et que j’vous ferais une vie d’misère. Ça, voyez-vous, j’vous l’pardonnerai jamais ! »
Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants.
Il reprit :
« Non, c’t’idée-là, ce serait trop dur. J’aime mieux m’en aller chercher ma vie aut’part. »
Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l’enfant revenu.
Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria :
« Manants, va !»
Et il disparut dans la nuit
. » »

Je serais bien curieux de voir quel regard Maupassant aurait porté sur l’affaire de l’Arche de Zoé. Si l’on suit la morale de sa nouvelle, il aurait peut-être considéré que c’est une grande hypocrisie de crier au scandale parce que quelques-uns veulent arracher des enfants à la misère, quand bien même ils ne seraient pas orphelins… Que les parents soi-disant indignés devaient être bien heureux, au fond, de laisser partir leur enfant pour une vie plus aisée…

Mais ne faisons pas parler les morts !

jeudi 29 novembre 2007

Knock et la Dame en rut



1) Dans le métro, un jeune homme lisant une publicité pour un forfait internet :
« Forfait illimité, dans la limite de tant d’heures… N’importe quoi ! Illimité, mais dans la limite... Ils se foutent vraiment de notre gueule… »

2) J’annonce à une classe que nous étudierons bientôt des poèmes d’amour.
Réaction quasi-unanime chez les filles :
« Oh non ! Ras le bol de l’amour ! Y’a pas que l’amour dans la vie, quoi ! »

3) Exercice écrit à partir de la pièce de théâtre Knock, de Jules Romain : je demande aux élèves d’écrire une courte scène au cours de laquelle le docteur Knock escroque un patient.
- Vous pouvez choisir le nom du patient que vous voulez… Vous pouvez reprendre la Dame en Noir, aussi… Ou la Dame en Violet… Ou la Dame en Vert, si ça vous amuse…
- Et la Dame en Rut, Monsieur, on peut ?

mercredi 28 novembre 2007

Lendemain d’émeute, revue de presse (Villiers-le-Bel, débuts de polémique)



(Dans cette vidéo, compte-rendu des émeutes sur une chaîne américaine : il est amusant d’entendre le journaliste écorner quelque peu l’image romantique de la France (« La France n’est plus le pays romantique qu’on nous donne à voir… »). Il est frappant surtout de l’entendre utiliser un vocabulaire que les journalistes français ne se permettraient pas : il parle d’émeutiers « arabes et d’origine africaine… » Satisfaction de voir que la France connaît les mêmes problèmes communautaires que les USA ? Moins d’hésitation à parler de couleur de peau, parce que les Etats-Unis connaissent depuis longtemps le problème des émeutes urbaines, et qu’ils s’embarrassent moins de précautions linguistiques ?)

Je me suis amusé (je ne sais pas si c’est le mot qui convient) à acheter quatre quotidiens différents (Libération, Le Monde, Le Parisien, Le Figaro) pour comparer, ce mardi 27 Novembre 2007, la présentation qu’ils font des deux nuits successives d’affrontements à Villiers-le-Bel et dans les environs.

Première surprise : je m’attendais à ce que le Figaro se détache des autres par son ton virulent à l’égard des émeutiers. Or, dès la première page, il se distingue au contraire par une extrême sobriété. Les trois premiers quotidiens affichent une grande photo dans les dominantes jaunes (des flammes, la nuit), alors que le Figaro titre principalement sur le voyage de Sarkozy en Chine, et se contente d’une petite colonne, sur la droite, sans photo, pour annoncer ses articles sur Villiers-le-Bel.

Mais commençons par Libération (nous progresserons sur l’échiquier politique de gauche à droite).

Libération consacre 3 pages aux événements, en plus de la Une. Il se distingue par un édito de Laurent Joffrin, condamnant l’action du gouvernement (« Qu’a-t-on fait depuis deux ans pour combattre le mal ? »), et par un article intitulé « La colère ne s’arrête pas à Villiers-le-Bel », qui fait la part belle à l’opinion des émeutiers, et qui laisse sous-entendre que la version de la police concernant l’accident n’est pas convaincante (la citation mise en exergue par l’article est celle-ci : « C’est volontaire de la part des policiers. Avec un choc comme cela, ce ne peut être accidentel » (le frère d’une des deux victimes))

Libération me semble le seul quotidien (mais je n’ai pas lu L’Humanité ?) à mettre vraiment en doute la version des policiers (l’essentiel de l’article est consacré aux justifications des émeutiers). Même à la radio, à la télévision, je n’ai pas entendu de version si clairement suspicieuse à l’égard des forces de l’ordre.

Le Monde (daté du Mercredi 28) ne consacre que 3/4 de page aux événements (en plus d’une grande photo en Une) (l’édito, lui, porte sur la question des différences de salaires entre hommes et femmes) : les articles n’attaquent pas les forces de l’ordre, mais se contentent de relever les faits. Les descriptions sont plus minutieuses, et de loin les plus impressionnantes, et les mieux écrites, de la presse aujourd’hui :

« Dès qu’un policier est touché, les garçons fêtent ça, les bras levés au ciel. Même cri de victoire quand ils reculent. Ils se hissent sur les toits de voiture, ils se prennent en photo avec les téléphones portables. « Attraper un flic », un « keuf », un « porc » : pendant trois heures, une poignée de meneurs répètent ces mots d’ordre : « Restons groupés ! », « Solidaires, les gars ! ». Et les émeutiers, disciplinés, suivent les consignes. Les « petits » - certains n’ont même pas 10 ans – jouent les éclaireurs. Ils débusquent les policiers et jettent des cocktails Molotov ; les plus grands veillent à ce que la voie soit libre. (…) Un gaillard en survêtement noir, talkie-walkie branché sur une fréquence de la police, guide l’équipe. »

Même relative neutralité pour Le Parisien : trois pages (en plus de la Une), avec un simple relevé des faits, des hypothèses sur l’accident, et l’habituel didactisme, relativement efficace, propre à ce journal... Le seul article quelque peu engagé est l’interview d’un sociologue, Laurent Mucchielli, dressant un constat comparable à celui fait dans l’édito de Libération : « On n’a pas avancé depuis deux ans. »

La plus grande surprise vient du Figaro (cf début du billet) : petite colonne en Une (« Villiers-le-Bel : nouvelle nuit de violences, les policiers dédouanés »), une page un peu plus loin. S’agirait-il d’une volonté d’étouffer quelque peu l’affaire ? On n’a pas l’impression de lire un journal de droite : aucune phrase ne condamne les émeutiers… Le Figaro fait vraiment pâle figure par rapport à la déclaration de Fillon sur toutes les télévisions, traitant de criminels ceux qui ont tiré sur les policiers. Le Figaro se rapprocherait-il du Monde ?

Au final, ce qui me frappe avec la presse écrite, c’est la grande modération de ton (pathos nettement atténué…), alors que ce qui circule sur le net, ce qui s’exprime sur les forums, sur Dailymotion, et plus globalement ce qu’on voit à la télévision, traduit beaucoup plus la violence des faits, celle des émotions (de part et d’autre). Les articles m’auront paru prudents, voire même assez fades – comme si les journalistes avaient peur de s’exprimer. A moins que l’image soit toujours beaucoup plus parlante que des mots ?

lundi 26 novembre 2007

Maintenance + tracteur

Ouf, l'opération de maintenance est finie : j'ai récupéré tous les billets AVEC leurs commentaires jusqu'au 26 septembre 2007. Entre le 26 sept et le 13 novembre, les billets sont saufs, mais les commentaires sont passés à la trappe... Promis, ça ne se reproduira plus !

Pour souffler un peu, contentons-nous de cette petite perle :

Une élève me demande :

- Monsieur, est-ce que vous venez de la campagne ?

(Il y a deux ans, on me demandait si j'avais une moto... Qu'est-ce qui, dans l'évolution de mon look, peut bien justifier le fait qu'on me demande maintenant si j'ai un tracteur ?)

jeudi 22 novembre 2007

Confit de Connards et Pépitos



(Photo : les tours les plus haut placées de Montreuil, dominant toutes les villes voisines, le long d'une rue bien nommée : Rue de l'épine prolongée (ça ne s'invente pas))

1) Je travaillais dans un bistrot ce matin : sans doute consterné par les propos plus ou moins brillants des piliers de bar, le patron s'est trompé dans le menu du midi qu'il inscrivait à la craie:
En guise de plat du jour, il a proposé : "Confit de connard".

2) Scène de baston dans le métro, hier. Deux ados s'envoient des coups de poing dans la gueule.

Une mamie, curieusement indignée que le conducteur de la rame demande à l'un des deux ados de descendre du wagon :

"On est tous au garde à vous ! Vous parlez d'une démocratie !"

3) Librairie Le Merle Moqueur, 20ème arrondissement, presque vide en cette heure matinale. L'une des libraires sort en fanfare de la salle du personnel et clame haut et fort :

"C'est l'heure du goûter ! Je vais aller acheter des gâteaux ! Qui n'en veut ? Je vais prendre aussi du PQ ! Vous voulez des Pépitos ? Lâchez-vous, c'est le moment !"

La mention bruyante du PQ m'a déconcentré de ma lecture de la 4ième de couv' du livre de Yannick Haenel, Cercle, dont le narrateur plaque le monde du travail pour vivre, enfin, sa propre vie. La touche de scatologie rigolarde dans cette belle librairie me fait un instant trouver un brin solennel, un brin théâtral, ce départ du monde du travail...

mardi 20 novembre 2007

Du coq à l’âne (Leroy, Alabama Song, Goncourt 2007 / Littell, Les Bienveillantes, Concourt 2006)



Un reproche qu’on peut difficilement faire au Goncourt, c’est de couronner des auteurs dont les écritures se ressembleraient (si ce n’est, toutefois, un certain académisme ?) : auntant le lauréat 2006, Littell avec ses Bienveillantes, misait sur l’épreuve de force, le souffle, l’ampleur, l’exhaustivité, pour décrire l’épopée de son tortionnaire SS, autant Gilles Leroy, dans Alabama Song (Mercure de France, Goncourt 2007), dressant le portrait de Zelda, la femme de Scott Fitzgerald, a recours au fragment, à la touche, à la variation poétique.

Son livre se veut à mi-chemin de l’œuvre biographique et du roman : les épisodes clés du destin de cette femme, sombrant avec son mari dans l’alcool et de folie, sont mentionnés, mais intercalés avec d’autres que l'auteur crée de toutes pièces. Cela nous donne une mosaïque joliment dessinée, élégante comme les personnages qu’elle décrit, par pointes précises et délicates, auxquelles il manque cependant peut-être un certain souffle.

« Scott, bourré, pisse dans le lavabo. Parfois à côté. On trouve au matin des gouttelettes d’urine séchées sur le carrelage, et des coulures jaunes sur la faïence. Est-ce que je vis dans un zoo ? Est-ce que la gloire est là pour cacher le zoo ? C’était pourtant notre accord – du moins l’étions-nous promis -, tout s’autoriser à l’intérieur de la plus grande propreté. Je crois bien que je suis en train de perdre mon mari. L’homme délicat, si tatillon naguère et doté d’un odorat soupçonneux, s’accommode aujourd’hui des bras de n’importe quelle grognasse à l’encolure cernée de gris. Il ne sent même plus sa propre haleine, fétide, irrespirable. Il s’habitue à baisser. Epouse la pente. La précède, qui sait ? » (p96)

Souffle qui ne manque pas à l’impressionnant Bienveillantes, de Jonathan Littell : j’en ai repris ma lecture, que j’avais laissée à la page 450, et que j’ai poussée jusqu’à la 600ème. Le narrateur a quitté la France, après avoir commis quelques crimes supplémentaires, et pris la direction d’Auschwitz. Je suis toujours estomaqué par la fluidité de cette œuvre, pourtant massive, par la beauté de nombreuses pages, et par son incroyable liberté de ton.

Je persiste à croire que certains passages, tirés hors de leur contexte romanesque, vaudraient à l’auteur des poursuites judiciaires, et de sévères inimitiés dans le monde intellectuel. Que pensez-vous par exemple de la digression qui suit ? Je n’ose même pas réfléchir à ce que nous suggère l’auteur, de peur de mettre les pieds dans des débats sulfureux, qui me dépasseraient sans doute…

C’est un Nazi qui s’exprime – il fait paradoxalement l’éloge des Juifs :

« Les Juifs son les premiers vrais nationaux-socialistes, depuis près de six mille ans déjà, depuis que Moïse leur a donné une Loi pour les séparer à jamais des autres peuples. Toutes nos grandes idées viennent des Juifs, et nous devons avoir la lucidité de le reconnaître : la Terre comme promesse et comme accomplissement, la notion du peuple choisi entre tous, les concept de la pureté du sang. C’est pour cela que les Grecs, abâtardis, démocrates, voyageurs, cosmopolites, les haïssaient tant, et c’est pour cela qu’ils ont d’abord essayé de les détruire, puis, par le biais de Paul, de corrompre leur religion de l’intérieur, en la détachant du sol et du sang, en la rendant catholique, c’est-à-dire universelle, en supprimant toutes les lois qui servaient de barrière pour maintenir la pureté du sang juif : les interdits alimentaires, la circoncision. Et c’est donc pour cela que les Juifs sont, de tous nos ennemis, les pires de tous, les plus dangereux ; les seuls qui valent vraiment la peine d’être haïs. Ce sont nos seuls vrais concurrents, en fait. Nos seuls rivaux sérieux. Les Russes sont faibles, une horde privée de centre malgré les tentatives de ce Géorgien arrogant de leur imposer un « national-communisme ». » (p420)

lundi 19 novembre 2007

La vie est dure !



Coup dur avec ce blog qui me sucre, sans prévenir, tous les commentaires accumulés depuis plus d'un an !

3 perles pour se remonter le moral :

1) Une personne qui pousse un coup de gueule contre L'Elégance du Hérisson, de Muriel Barbery (parfait exemple de long seller, avec plus de ventes accumulées depuis un an que Les Bienveillantes itself - la barre des 500 000 est largement dépassée):

- Moi je lis pas des romans pour qu'on me refourgue l'intégralité de mon cours de philo de terminale !

2) Ma nouvelle dentiste a bien failli s'appeler Madame Mazeaud, mais j'ai finalement renoncé...

3) Mon nouveau conseiller bancaire, lui, s'appelle Monsieur Baratin.