A Capri, le pèlerinage vers la maison de Malaparte s'imposait. On s'y éloigne des foules se pressant dans les rues de richesse tapageuse. Plus personne ne lit Malaparte et c'est sans doute en mémoire de Godard et de Bardot que les rares promeneurs adressent un regard à la villa qui servit de décor au Mépris. Qu'aurait pensé Curzio de la dérive clinquante de l'île ? Fasciste puis communiste, peintre furieux de la guerre ou de la misère, il aurait sans doute ri du spectacle baroque que donnent les croisières de luxe à proximité des décrépitudes napolitaines.