La littérature sous caféine


Le roman d'Azima (4)

Témoignage touchant d’une lectrice : elle m’avoue par mail avoir été violée, très jeune, par un homme de sa famille, et me dit avoir ressenti la même chose qu’Azima : le besoin, au moment du traumatisme, de dissocier le corps et l’esprit, et d’observer froidement les choses.

Evidemment, il est délicat d’en tirer de la fierté par rapport à l’écriture d’Azima. Que vaut un roman face à la douleur qu’éprouve une personne réelle ? Sur le coup, je me suis senti ridicule.

N’empêche que ce témoignage est un vrai compliment pour Azima : celui de la justesse psychologique, celui du portrait de femme – tout ce qui l’éloigne, en fait, du simple croquis sociologique. Azima reste, bien avant d’être un roman de banlieue, tentative de cerner quelques réflexes de l’esprit.

COMMENTAIRES

1. Le lundi 27 novembre 2006 à 17:59, par secondflore

Je confirme : faire d'Azima un "roman de banlieue" relève d'une logique étriquée de chef de rayon. Mais la subtilité est souvent inclassable... ;-)

2. Le mardi 28 novembre 2006 à 13:24, par black pearl

C'est vrai, j'ai pas compris que ce roman soit inclus dans tous les dossiers "romans de banlieue". C'est trompeur. Que fout le service de presse de flammarion ? C'est pas rendre service au bouquin. Je suis sur que ca lui a fait perdre des lecteurs

3. Le mardi 21 mai 2013 à 10:21, par nikeblazer

L'utilisation de cuir fin dans les variétés artisanales classiques a ajouté de l'éclat à la déjà célèbre marque de chaussures.

4. Le mercredi 17 juillet 2013 à 09:25, par Jordan Pas Cher

très jeune, par un homme de sa famille, et me dit avoir ressenti la même chose qu’Azima : le besoin, au moment du traumatisme, de dissocier le corps et l’esprit, et d’observer froidement les choses.

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