La littérature sous caféine


Peter Sloterdijk : Ni le soleil ni la mort (Hachette Littératures, 2004)



Fini de lire l'incroyable livre d'entretiens du philosophe sur des thèmes aussi variés que la mondialisation, notre rapport au corps ou l'idée de cercle... Son intelligence scintillante fait mouche à chaque page, et nous donne l'impression d'élaborer une perception minutieuse et merveilleusement actuelle du monde qui nous entoure.

Exemple : "La modernité, c'est le fait que nous apportons un substitut technique à la maternité, dans tous les sens du terme. C'est le sens du mouvement matrifuge qui s'opère sur la base de l'artificiel. On remplace les mères, les bio-mécènes, par des systèmes artificiels de mécénat. Pour le comprendre, il faut se rappeler le fait que les hommes sont des créatures orientant leurs prétentions vers un environnement qui les gâte, vers le mécénat biologique exercé par d'autres, et vers une structure immunitaire biologique et sociale efficace." (p251)


COMMENTAIRES

1. Le jeudi 19 octobre 2006 à 07:05, par black pearl

je ne suis pas d'accord. Ces trois-là ont un vrai style, ils ont révolutionné la philo. Ce n'est pas pour rien qu'ils sont étudiés aux USA maintenant. Le petit Allemand fera sans doute long feu

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