La littérature sous caféine


Laurent Greusard sur K-Libre

"Aymeric Patricot développe le personnage d'une femme forte, actrice du porno, qui se retrouve confrontée au harcèlement scolaire de son fils et aussi à une histoire qui la dépasse. Le tout dans un joli style pour un roman délicat.

(...) Le roman d’Aymeric Patricot utilise pour son intrigue des thématiques liées au roman noir – trafics de drogue, trafics d’êtres humains, chantage, poursuites et bagarres -, mais l’idée générale n’est pas d’en faire le centre du récit. Le centre, c’est plutôt, le regard attentif porté à son personnage central, à ses relations avec les autres. L’auteur développe des scènes sur différents personnages et différents aspects de cette histoire que nous n’avons pas forcément évoquée plus haut, ce qui renforce le côté littérature générale d’un ensemble où le style prédomine (comme dans beaucoup de romans édités par Serge Safran). De toute cette histoire somme toute tragique subsiste le personnage d’une femme libre, un peu comme dans Gloria, le film de John Cassavetes quand il dirige Gena Rowland. Les Crapules reprend un peu ces atmosphères surannées tout en s’appropriant des thématiques actuelles – du harcèlement scolaire aux vidéos qui essaiment sur Internet – dans une veine délicate."

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