Néo-décadents
Par admin, dimanche 30 août 2026 à 15:46 :: Littérature française :: #1485 :: rss
Je découvre amusé l'œuvre de Jean Lorrain (1855-1906), figure haute en couleur du décadentisme. Ce n'est pas un hasard s'il dédie certain de ses recueils à Huysmans, dont il reprend l'élitisme, la culture du luxe, le goût du raffinement, les atmosphères crépusculaires - le tout à Paris ou dans les environs de Fécamp, ce qui est original. Ce genre de cocktail existe-t-il encore ?
Peut-être y avait-il de cela chez Sollers dont la joie, qui paraissait souvent forcée, cachait quelque chose de l'avachissement des vies de satrapes. Toute l'œuvre de Houellebecq est également dominée par un côté jouissons-vite-avant-que-le-monde-ne-disparaisse. Son rapport avec Huysmans est d'ailleurs explicite dans "Soumission" (2015).
Il y a bien par ailleurs certains essayistes qui déclarent l'époque en décadence, mais le luxe et le désespoir ont désormais trop mauvaise presse pour qu'ils assument le mode de vie qui pourrait aller avec.













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