La littérature sous caféine


Roussel



Comme chaque 14 juillet au Père-Lachaise, un hommage a été rendu à Raymond Roussel conjointement à un artiste enterré dans le même cimetière et non sans rapport avec lui - cette année, Max Ernst. Le Cercle potache ne pouvait manquer l'occasion de se joindre à une telle manifestation de bon goût pataphysique. Je suis allé assister aux déclamations de quelques joyeux drilles parmi lesquels Alain Snyers, Daniel Daligand, Jean Rault. Je doute que le nom de Roussel soit encore connu, s'il l'a jamais été d'ailleurs, et que ses thuriféraires aient même vraiment lu ses livres. Qu'importe ! Ce manque d'audience est d'autant plus beau que le geste littéraire de Roussel persiste à travers les âges, contredisant toutes les logiques humaines, commerciales et littéraires.

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