La littérature sous caféine


Mères

Avec "La mer et son double" (Éditions du sous-sol, 2026), Julia Lepère propose ce qu'on pourrait appeler un roman psychanalytique. L'intrigue se déroule dans un décor sans indication géographique précise et à forte charge symbolique - d'un côté, une ville mystérieuse écrasée de soleil, dans une sorte de sud-est américain proche du western ; de l'autre, un océan déchaîné dans lequel se perdent quelques personnages. L'univers tient aussi du labyrinthe et de l'espace conceptuel, saupoudrés de quelques repères historiques. L'histoire est nimbée de mystère, les motivations troubles, les caractères typés, l'écriture lente et poétique. Nul doute, nous sommes dans la tête de la narratrice ! A moins que ce ne soit dans la nôtre, à batailler avec des archétypes qui paraissent détenir les clés de rêveries. N'espérez pas lire un thriller : c'est à peu près l'inverse, puisqu'au lieu de s'oublier dans l'intrigue on s'y éveille à soi-même par le fantasme.


COMMENTAIRES

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Les commentaires pour ce billet sont fermés.