La littérature sous caféine


mardi 5 mai 2026

Vide



Chengdu, 3ème étonnement : l'incroyable consumérisme et la folie des centres commerciaux, des quartiers piétons. En matière de délire dans la profusion de gadgets, en matière de luxe aussi puisque les objets les plus raffinés s'offrent à la vue sans jamais craindre le vol ou le dérangement, ce n'est pas la France que la Chine a désormais dépassé mais le Japon. Le pays assume le plaisir à vendre, à acheter, à surconsommer, sans rien renier par ailleurs de superstitions ancestrales - les amulettes y sont légion. Il a l'air de perdre de vue les principes de sagesse taoïste. A moins qu'une certaine conscience du vide ?...

Jardins



Chengdu, 2ème source d'étonnement : la qualité des jardins publics. Comme ils sont denses, comme ils sont travaillés ! Ce sont des lieux de vie, presque des espaces communautaires. On ne se contente pas d'y faire un footing (cette chose n'existe pas) ou de s'y prélasser. On y boit, on y mange, on y joue, on y danse, on y prie. Les stèles, les fleurs, les temples, les cafés proposent un maillage serré de convivialités diverses. Je ne sais pas à quoi c'est dû. La densité urbaine elle-même ? Une qualité particulière de sociabilité, inspirée par un taoïsme mâtiné de socialisme ?