La littérature sous caféine


L'amour fou



L'artiste Mascarade m'explique qu'il s'est amusé à écrire "L'amour fou" sur son tableau parce que le couple dont il s'inspire, le fameux American gothic de Grant Wood, n'a pas l'air de se réjouir. J'ai préféré y voir un clin d'oeil au livre d'André Breton. Non seulement j'ai récemment donné ce nom à un hôtel dans l'un de mes romans, mais je me plais, depuis qu'en voyage au Québec je suis tombé sur un tableau de Niki de Saint Phalle, l'Arcane 17 de son Jardin du Tarot, qui avait compensé mon regret d'avoir manqué la Gaspésie ayant inspiré l'Arcane 17 de Breton, à guetter les signes de la présence inopinée du mage surréaliste. (Cette manie m'est aussi venue parce que j'ai placé le Cercle potache sous le signe, entre autres, du Surréalisme). Rien que pour cette coïncidence, à la fois drôle et heureuse, j'ai éprouvé pour l'œuvre de Mascarade un attachement singulier, d'autant qu'elle s'applique à sublimer la ville de mon enfance, ce Havre moderne si mal aimé des poètes.

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