La littérature sous caféine


Fièvre

"L'enthousiasme" de Carole Boinet (Stock, 2026) commence comme un roman de Duras tout rempli de cauchemars - une scène hypnotique de jeune femme se protégeant d'un chien et le jetant d'une falaise. Ça se prolonge par une écriture lancinante de phrases qui fouillent, butent, repartent en longues boucles autour d'obsessions très contemporaines. La narratrice a quitté Paris dans l'espoir de retrouver l'enthousiasme, cette énergie minimale pour vivre. Elle cherche à comprendre la raison de cette perte. Le retour dans la maison de ses grands-parents se veut catharsis autant qu'enquête. Le procès des hommes est engagé. Comment les aimer quand on a pris l'habitude de se soumettre à leurs désirs ? Le roman s'inscrit dans une longue tradition de textes crus, révoltés, fiévreux. On le lit en apnée, jusqu'à la bordée finale de lyrisme à vif.


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