La littérature sous caféine


Flaubert au supermarché

Dans le roman de Gabriel Boksztejin (alias Hervé Weil) "Les Terres mortes" (Unicité , 2024), les personnages se dépatouillent avec une vie médiocre. Tout leur est bon pour s'extirper du quotidien. Le narrateur se fait cependant un malin plaisir à ridiculiser leurs enthousiasmes : rancoeurs familiales, misère au travail, ambitions médiocres, fatalités, paresses... On se croirait Flaubert au supermarché, à ironiser sur les produits formatés de la société de consommation. Seuls échappatoires, l'amour, la littérature ou la politique, encore que ces trois-là finissent par nouer la tragédie. On lit l'ensemble d'une traite, porté par l'impatience de savoir si c'est le Sisyphe de Camus ou les personnages de Houellebecq qui rafleront la mise.


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