La littérature sous caféine


Buste

On espère que les œuvres survivent à leurs auteurs. C'est assez rare. Le plus souvent, elles disparaissent corps et âmes. Parfois, les individus survivent plutôt par de petites choses inattendues, comme je le découvre en flânant au cimetière de Sainte-Adresse en ce jour de Toussaint. L'écrivain Hippolyte Fenoux (1842-1913, légion d'honneur) s'est fait faire une jolie pierre tombale, à la fois prétentieuse et amusante. Plus personne ne le lit, il n'est référencé nulle part, je doute même qu'il existe encore en bibliothèque. Mais son buste trône à l'entrée du cimetière, gaillard et souriant - parmi mille tombes modernes désespérantes d'uniformité. En voilà un qui a réussi sa disparition !


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